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Comment le wingfoil peut compléter le surf et le kitesurf : guide pour bien débuter

Comment le wingfoil peut compléter le surf et le kitesurf : guide pour bien débuter

Comment le wingfoil peut compléter le surf et le kitesurf : guide pour bien débuter

Depuis quelques années, je vois le wingfoil s’imposer sur les spots de surf et de kitesurf, au point de devenir un véritable troisième pilier des sports de glisse. Là où je ne voyais que des planches et des ailes de kite, j’observe désormais des riders qui volent littéralement au-dessus de l’eau avec une aisance déconcertante. Si vous pratiquez déjà le surf ou le kitesurf, le wingfoil peut parfaitement compléter votre pratique, élargir votre plage de conditions ridables et renouveler votre plaisir sur l’eau.

Pourquoi le wingfoil complète si bien le surf et le kitesurf

Le wingfoil n’est pas juste une mode. C’est un support qui ouvre des possibilités que ni le surf ni le kitesurf ne permettent totalement. Quand je compare mes sessions, je vois trois logiques de glisse différentes, mais très complémentaires.

En surf, je dépends des vagues et de leur qualité. En kitesurf, je dépends surtout du vent et de l’orientation du spot. Avec le wingfoil, je combine les deux : je peux exploiter un vent léger et des houles moyennes, voire des plans d’eau presque plats, tout en retrouvant des sensations proches du surf quand je surfe la houle uniquement porté par le foil.

Concrètement, le wingfoil complète le surf et le kitesurf sur plusieurs aspects clés :

Pour un surfeur, le wingfoil permet de transformer une journée de petites vagues en session ludique. Pour un kitesurfeur, il devient une solution idéale les jours de vent irrégulier ou de plan d’eau encombré où les lignes de kite deviennent un handicap.

Surf, kitesurf et wingfoil : comparer les sensations de glisse

Quand j’analyse les sensations, je vois le wingfoil comme un pont entre surf et kite. Le surf reste pour moi la référence en termes de lecture de vague et de placement. Le kitesurf offre de la puissance, de la vitesse, des sauts. Le wingfoil pioche dans les deux univers.

En wingfoil dans les vagues, je retrouve des réflexes de surf : regarder loin, anticiper le creux, jouer avec les sections. Sauf qu’une fois que le foil vole, la façon de pomper et de gérer la portance est très différente. On ne carve plus seulement sur la face de vague, on exploite tout le volume sous la surface.

Par rapport au kitesurf, j’apprécie en wingfoil :

Sur un même spot, je constate souvent que les wingfoilers partent avant les kitesurfeurs, restent à l’eau plus longtemps dans le vent faiblissant, et parviennent à exploiter des vagues que les surfeurs jugent trop molles. C’est précisément cette extension des possibilités qui rend le wingfoil si intéressant en complément des autres sports de glisse.

Les avantages du wingfoil pour les surfeurs

Si vous venez du surf, vous avez déjà un gros avantage : vous connaissez la mer, les courants, les règles de priorité sur les vagues, et vous avez l’habitude de ramer, de nager, de gérer le froid. Le wingfoil demande d’ajouter une dimension : le vent.

Les surfeurs qui se mettent au wingfoil me disent souvent deux choses :

En tant que surfeur, vous allez retrouver des sensations familières : se placer par rapport à une vague, choisir la bonne trajectoire, anticiper les sections. Le wingfoil vous permettra de :

Sur des destinations comme le Portugal (Peniche, Guincho), le Pays basque, la Bretagne ou les Canaries, je constate que de plus en plus de surfeurs ajoutent un quiver wingfoil pour ne plus rester à terre les jours de vent side-on et de petites vagues.

Les atouts du wingfoil pour les kitesurfeurs

Pour un kitesurfeur, le wingfoil représente une progression assez naturelle. Vous avez déjà les réflexes liés au vent, à la fenêtre de vol, aux zones de puissance. L’apprentissage est donc plus rapide sur la partie aile, même si le foil impose une vraie remise en question technique.

Quand je discute avec des pratiquants de kitesurf qui passent au wingfoil, plusieurs avantages reviennent régulièrement :

Dans des destinations ventées comme la Sardaigne, la Grèce, le Maroc (Essaouira, Dakhla) ou les lagons de la Guadeloupe, je vois de nombreux kitesurfeurs diversifier leurs sessions grâce au wingfoil, notamment sur les plans d’eau clapoteux ou surchargés en ailes de kite.

Quel matériel de wingfoil choisir quand on vient du surf ou du kitesurf

Le choix du matériel est décisif pour bien débuter en wingfoil. En tant que pratiquant de surf ou de kitesurf, vous aurez tendance à vouloir sous-dimensionner, par habitude des petits volumes ou des ailes de kite performantes. C’est souvent une erreur au départ.

Je recommande de privilégier un ensemble tolérant et évolutif :

Si votre objectif est de compléter votre quiver de surf ou de kite, je vous conseille de penser en termes de plage de vent. Le wingfoil sera votre arme pour les conditions marginales : vent léger à modéré, houle irrégulière, plan d’eau moyen. Adaptez votre taille d’aile de wing en conséquence.

Les meilleures conditions et spots pour débuter le wingfoil

Je considère que les premières sessions de wingfoil doivent être pensées comme un investissement. Il vaut mieux attendre un bon créneau que de se décourager dans des conditions trop techniques. Idéalement, vous recherchez :

En France, je trouve que des spots comme les grandes baies de Bretagne sud, la Méditerranée en début de matinée ou de fin de journée, ou certains lacs alpins (Serre-Ponçon, Annecy, Bourget) peuvent être parfaits pour commencer. À l’étranger, des lagons comme ceux de Fuerteventura, de Tarifa dans ses jours modérés, ou les côtes abritées du Portugal offrent des terrains de jeu très adaptés.

Si vous êtes surfeur, acceptez de débuter sur un plan d’eau sans vague, juste pour maîtriser l’aile et le vol du foil. Si vous êtes kitesurfeur, ne prenez pas trop vite confiance : la gestion du foil demande une nouvelle finesse de pilotage, même si la fenêtre de vent vous est familière.

Comment progresser rapidement en wingfoil quand on vient du surf ou du kite

Avec une expérience en surf ou en kitesurf, vous avez une base solide, mais il faut accepter d’apprendre un nouveau langage de glisse. Pour accélérer la progression, j’applique et je recommande plusieurs étapes clés :

Je remarque que les kitesurfeurs ont souvent tendance à trop se pencher vers l’arrière, comme en twin-tip ou en foil de kite, alors que le wingfoil demande une position plus centrée. Les surfeurs, eux, gagnent à mieux exploiter le vent et à ne pas se focaliser uniquement sur la vague.

Adapter ses voyages et ses destinations à un quiver surf, kitesurf et wingfoil

Ce que je trouve particulièrement intéressant, c’est la manière dont le wingfoil change ma façon de penser un voyage glisse. Avant, je choisissais surtout entre une destination surf ou kite. Aujourd’hui, j’essaie de privilégier des spots polyvalents où je peux pratiquer les trois d’une même base.

Quelques exemples de destinations où le combo surf, kitesurf et wingfoil fonctionne très bien :

En pratique, emporter un quiver de wingfoil avec son surf ou son kite permet d’optimiser un séjour : moins de jours off, plus de variété et une adaptabilité précieuse face aux caprices de la météo locale.

À mes yeux, c’est là que le wingfoil trouve pleinement sa place : non pas en concurrence avec le surf ou le kitesurf, mais comme un complément naturel qui enrichit l’expérience globale de glisse et donne envie de passer encore plus de temps sur l’eau, quelles que soient les conditions.

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